Née en 1972 dans une famille d’artistes, Fabienne Delacroix grandit au contact de la littérature, de la peinture et de la musique. Cette immersion précoce dans un univers sensible et exigeant nourrit son imaginaire et façonne très tôt son regard : celui d’une artiste en quête d’harmonie, de mémoire et de beauté.
Après une maîtrise de gestion, elle choisit en 1995 de se consacrer pleinement à la peinture. Sa carrière prend rapidement une dimension internationale lorsque l’éditeur et marchand d’art Axelle Fine Arts, basé à New York, la représente en exclusivité. Ses œuvres originales sont alors exposées dans des grandes villes américaines — Washington DC, New York, Seattle, Boston, San Francisco, La Nouvelle-Orléans — ainsi qu’en Asie, notamment en Corée et au Japon, où elle séjourne régulièrement.
Dès 1996, le succès immédiat de ses premières lithographies, vendues dans leur intégralité, confirme l’adhésion du public à son univers. Une importante diffusion de son travail s’organise à travers des sérigraphies, estampes pigmentaires, affiches, calendriers et cartes postales, distribués en galeries et lors de foires internationales.
La reconnaissance de son travail lui vaut de nombreuses commandes officielles. Elle réalise notamment des images pour les tournois organisés par le basketteur John Starks des New York Knicks, ainsi que les quatre visuels officiels des Special Olympics en 1999, sous l’égide de la famille Kennedy en Caroline du Nord. Son engagement s’exprime également à travers des partenariats caritatifs avec l’AMFAR dans la lutte contre le SIDA et avec la NHL dans le combat contre le cancer.
Le produit de la vente de ses œuvres contribue à plusieurs actions solidaires : soutien aux pompiers de New York après les événements du 11 septembre 2001, aide à la Fondation de France après le séisme en Algérie en 2003, ou encore vente au profit du WWF en 2019 pour venir en aide aux animaux victimes des incendies en Australie.
En France, son univers pictural dialogue avec la scène lyrique. Entre 1998 et 2004, ses œuvres accompagnent les récitals de la mezzo-soprano Malika Bellaribi Le Moal à Paris et en région. En 2021, elle signe l’affiche d’une adaptation d’Une vie de Maupassant pour le Théâtre du Guichet Montparnasse.
Son travail éditorial s’affirme également avec la publication de plusieurs ouvrages : Paris, jours heureux (HC Éditions, 2017), une version illustrée des Malheurs de Sophie en 2020, « la Belle Epoque » en 2021, puis 36 regards sur la Tour Eiffel en 2024, préfacé par Myriam Eiffel. En 2021. Elle est récompensée à la Biennale d’Illustration de Bratislava (BIB) pour une série de peintures issues de ce travail.
Ses œuvres intègrent progressivement des collections muséales internationales : le Musée International d’Art Naïf de Magog au Québec (2019), le Musée d’Art Naïf et Intuitif de Bulgarie (2020), le musée BIBIANA de Bratislava (2023), le MIDAN de Vicq et la collection Max Fourny (2024), puis le Musée Olympique de Lausanne en 2025 avec la toile Paris 1924.
Parallèlement à son activité artistique, Fabienne Delacroix développe de nombreuses collaborations françaises — Puzzles d’Art Michèle Wilson, Pictura Aquarupella, Larousse Dessain et Tolra, Place des Arts, Guy de Jean, Muzéo — contribuant à diffuser son univers auprès d’un large public.
En juin 2025, la galerie Cyril Guernieri à Paris lui consacre une grande exposition personnelle célébrant trente années de création.
Membre de la Maison des Artistes depuis 1995 et de la Fondation Taylor depuis 2019, Fabienne Delacroix poursuit une œuvre singulière, portée par une nostalgie lumineuse et un attachement profond à un Paris rêvé, suspendu dans le temps — un passé poétique qu’elle réinvente avec délicatesse et constance.